Selon Manix Iyenda, la composition des gouvernements successifs a souvent été source de frustrations et de contestations en raison d’un déséquilibre perçu dans la répartition des postes ministériels. Il estime qu’un modèle basé sur l’égalité provinciale permettrait de mettre fin aux tensions liées aux accusations de favoritisme régional et d’exclusion de certaines provinces.
« Un gouvernement de 26 ministres garantirait une juste représentation de chaque province, ce qui favoriserait la cohésion nationale et l’adhésion de toutes les composantes du pays aux décisions gouvernementales », a-t-il déclaré.
Si cette proposition séduit certains acteurs politiques et membres de la société civile, elle pose également la question de la compétence des ministres. L’enjeu serait de concilier représentativité géographique et efficacité gouvernementale. Manix Iyenda assure toutefois que chaque province regorge de compétences capables de diriger un ministère avec rigueur et professionnalisme.
« Il ne s’agit pas simplement d’attribuer des postes, mais de s’assurer que chaque province désigne un cadre compétent et capable de répondre aux attentes des citoyens », a-t-il précisé.
Cette proposition pourrait ouvrir la voie à une réforme institutionnelle visant à redéfinir la configuration du gouvernement congolais. Dans un pays où la diversité ethnique et régionale est une richesse mais aussi une source de tensions, l’idée d’une répartition ministérielle équitable pourrait être un pas vers une gouvernance plus inclusive et apaisée.
Alors que les tractations se poursuivent pour la formation du gouvernement d’union nationale, la proposition de Manix Iyenda pourrait bien alimenter les discussions et influencer la prise de décision au sommet de l’État. Reste à savoir si les autorités et les autres forces politiques adhéreront à cette vision d’un gouvernement équitablement réparti entre les 26 provinces du pays.
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