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Joseph Kabila face aux accusations : mythe ou réalité d’une implication dans l’insécurité ?

Le 28/02/2025 à 19:19 0

Dans Nation

Le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) a fermement rejeté les accusations portées par Jean-Pierre Bemba, vice-premier ministre des Transports et Voies de Communication, selon lesquelles l'ancien président Joseph Kabila serait impliqué dans les activités de la milice Mobondo. Dans un communiqué daté du 27 février 2025, signé par Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du PPRD, le parti qualifie ces allégations de "diversion" visant à détourner l'attention des véritables responsabilités du gouvernement actuel face à la situation sécuritaire dans l'ouest de la République démocratique du Congo (RDC).

Jean-Pierre Bemba, lors d'un rassemblement le 26 février à Bandundu, chef-lieu de la province du Kwilu, a affirmé que Joseph Kabila était la "main noire" derrière les violences intercommunautaires opposant les communautés Teke et Yaka, exacerbées par les actions de la milice Mobondo. Il a déclaré que des individus arrêtés avaient révélé que l'ancien président finançait l'insécurité et orchestrait des actes de corruption et de violence contre les chefs locaux.

En réponse, le PPRD souligne que la milice Mobondo est née d'un conflit foncier lié à la vente de terres ancestrales dans la région de Kingakati par des membres de la tribu Teke. Le parti considère donc "totalement incohérent et absurde" d'accuser Joseph Kabila d'être à l'origine de ces violences, rappelant que les revendications initiales de la milice portaient sur des litiges fonciers locaux.

Le PPRD accuse également Jean-Pierre Bemba de chercher à détourner l'attention des Congolais en formulant des accusations "sans preuve", "absurdes et totalement mensongères", visant à ternir l'image de l'ancien président et sénateur à vie. Le parti appelle le gouvernement à assumer ses responsabilités en matière de sécurité et à cesser de manipuler l'opinion publique par des allégations infondées.

La milice Mobondo est apparue en 2022 dans le territoire de Kwamouth, province de Mai-Ndombe, à la suite de conflits fonciers entre les communautés Teke et Yaka. Malgré les opérations militaires lancées par les Forces armées de la RDC pour neutraliser ce groupe armé, les violences persistent, affectant également les provinces voisines du Kwilu, du Kongo-Central et la commune de Maluku à Kinshasa.

Le gouvernement, par la voix du vice-premier ministre de l'Intérieur, Sécurité et Affaires coutumières, Peter Kazadi, a précédemment indiqué que des personnalités politiques basées à Kinshasa seraient impliquées dans le soutien à la milice Mobondo, avec pour objectif d'affaiblir les institutions étatiques. Ces déclarations ont suscité des débats au sein de la classe politique congolaise, chaque camp rejetant la responsabilité sur l'autre.

Alors que les tensions politiques s'intensifient, la population congolaise continue de subir les conséquences de ces conflits, appelant à une résolution rapide et efficace de la crise sécuritaire qui sévit dans l'ouest du pays.

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