Dans son discours, Prince Epenge a dénoncé l’incompétence et les abus du pouvoir du président Félix Tshisekedi, qu’il accuse de conduire le pays vers une crise sans précédent. Selon lui, le Congo traverse une période critique marquée par la mauvaise gouvernance, la répression des opposants et une crise socio-économique qui ne cesse de s’aggraver.
« Le peuple congolais souffre, les institutions sont en faillite et la souveraineté du pays est menacée. Il est temps d’agir pour sauver notre nation du chaos. Seul un dialogue inclusif et sincère, encadré par des structures crédibles comme la CENCO et l’ECC, peut permettre une sortie de crise », a-t-il déclaré devant une foule enthousiaste.
Depuis plusieurs semaines, Prince Epenge multiplie les rencontres avec la population pour sensibiliser les Congolais à la nécessité de ce dialogue. Après plusieurs rassemblements dans d’autres communes de la capitale, la mobilisation de ce samedi à Makala a encore démontré que son appel trouve un écho auprès de nombreux citoyens frustrés par la gestion actuelle du pays.
L’initiative de LAMUKA intervient dans un contexte politique tendu, où les voix de l’opposition peinent à se faire entendre face à la machine institutionnelle du pouvoir en place. La question demeure : le régime en place acceptera-t-il ce dialogue ou continuera-t-il à ignorer les appels de l’opposition et de la société civile ?
En attendant, Prince Epenge et ses alliés comptent bien maintenir la pression et élargir leur base de soutien. « Le peuple congolais doit se lever et prendre son destin en main. Nous n’abandonnerons pas ce combat ! », a-t-il conclu sous les applaudissements.
Avec cette mobilisation grandissante, la coalition LAMUKA espère contraindre le pouvoir à ouvrir un véritable dialogue national. Mais face à un gouvernement déterminé à conserver son autorité, le rapport de force reste incertain.
Les prochaines semaines seront cruciales pour voir si cet appel trouvera un écho dans les sphères politiques et ecclésiastiques. En attendant, le combat de Prince Epenge et de ses partisans continue.
Saddam Nalwey