Dans son intervention, Prince Epenge dénonce une situation préoccupante pour les opposants en RDC. Selon lui, 20 % des figures de l’opposition sont en exil, 20 % autres en prison, et toute tentative de dialogue est systématiquement rejetée par le régime en place.
> "Nous disons OUI pour l’unité, mais comment nous unir alors que nos leaders sont persécutés, emprisonnés ou contraints à l’exil ? Comment parler d’unité quand toutes les propositions de l’opposition sont traitées avec mépris ?"
Cette déclaration intervient alors que plusieurs figures de l’opposition, dont Martin Fayulu, continuent de dénoncer un climat politique hostile marqué par des arrestations arbitraires et une fermeture de l’espace démocratique.
Prince Epenge s’en prend directement au chef de l’État, estimant qu’il a "raté l’occasion de se ressaisir" et de poser les bases d’une véritable réconciliation nationale. Il critique également la posture du président face aux questions de patriotisme :
> "L’opposition ya pete est toujours derrière son armée. Tshisekedi n’a pas de leçon de patriotisme à nous donner."
Cette déclaration sous-entend que, contrairement aux accusations du pouvoir, l’opposition soutient l’armée nationale dans la défense de l’intégrité du territoire, notamment face aux menaces sécuritaires à l’Est du pays.
Face à ce qu’il considère comme une impasse politique, le porte-parole de LAMUKA appelle les Congolais à prendre leur destin en main.
Cet appel à la mobilisation intervient dans un contexte où la population exprime de plus en plus son mécontentement face aux difficultés socio-économiques et à l’insécurité persistante.
Si le pouvoir de Tshisekedi maintient sa position, l’opposition semble déterminée à poursuivre la contestation. Reste à voir si cette dynamique aboutira à un véritable mouvement populaire ou si elle sera contenue par le gouvernement en place. Quoi qu’il en soit, la crise politique en RDC est loin d’être résolue, et les mois à venir s’annoncent décisifs pour l’avenir du pays.
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