Cette prise de position marque un tournant important dans le débat politique national autour de la réforme constitutionnelle. Dans une déclaration conjointe rendue publique ce jeudi, les quatre personnalités ont souligné la nécessité d’adapter le cadre légal aux défis actuels du pays. « Une révision constitutionnelle n’est pas un acte politique anodin. Elle doit refléter les aspirations profondes du peuple congolais tout en consolidant la stabilité institutionnelle », ont-ils affirmé.
Le soutien de ces figures politiques, toutes anciennes têtes du gouvernement, renforce la crédibilité du processus initié par le chef de l’État. Kengo wa Dondo, qui a occupé des fonctions de premier plan sous plusieurs régimes, a insisté sur l’importance d’une révision orientée vers le renforcement des institutions démocratiques. Pour sa part, Adolphe Muzito a plaidé pour une réforme capable de « garantir une gouvernance plus efficace et une meilleure redistribution des richesses nationales ».
Samy Badibanga, qui fut Premier Ministre sous Joseph Kabila, a quant à lui souligné que la commission pluridisciplinaire doit inclure toutes les forces vives de la nation pour éviter tout risque de contestation. « L’inclusivité et la transparence seront les garantes de la réussite de cette initiative », a-t-il ajouté.
Cependant, cette initiative n’est pas exempte de critiques. Certains observateurs et membres de l’opposition craignent que cette révision serve de prétexte à des manœuvres politiques visant à prolonger le mandat présidentiel ou à concentrer davantage de pouvoirs entre les mains de l’exécutif.
La création de la commission pluridisciplinaire annoncée par le président de la République se veut un cadre inclusif regroupant des experts constitutionnels, des représentants de la société civile, et des acteurs politiques de divers horizons. Le soutien affiché par ces anciens Premiers Ministres pourrait contribuer à légitimer cette initiative et à apaiser les tensions.
Alors que le pays se prépare à de nouvelles échéances électorales, cette question de la révision constitutionnelle sera au centre des débats politiques dans les mois à venir. La participation active de ces anciens chefs du gouvernement pourrait bien influencer le cours de ces discussions et ouvrir la voie à une réforme consensuelle.
Le peuple congolais attend maintenant de voir si cette dynamique débouchera sur des changements positifs ou si elle exacerbera les tensions déjà palpables sur la scène politique. En attendant, la mobilisation de personnalités influentes comme Kengo wa Dondo, Mabi Mulumba, Adolphe Muzito et Samy Badibanga donne une nouvelle impulsion à ce processus ambitieux mais sensible.
La Rédaction