Dans ce document aux accents accusateurs, Mukungubila reproche à Kabila une série d’« actes criminels » ayant, selon lui, plongé le pays dans le chaos. Il évoque notamment des allégations d’exactions commises sous son régime et l’implication supposée de ce dernier dans la persistance de l’insécurité à l’est du pays.
Mukungubila affirme que l’ancien président, qui a dirigé la RDC de 2001 à 2019, devrait répondre devant la justice pour ses actes. « Il est inadmissible qu’un homme qui a tant fait souffrir la nation puisse jouir d’une impunité totale », écrit-il. Il exhorte Félix Tshisekedi à prendre ses responsabilités en tant que garant de l’État de droit et à faire preuve de fermeté envers son prédécesseur.
Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions persistantes entre l’actuel pouvoir et le clan Kabila. Depuis son départ du pouvoir en 2019, l’ancien président s’est fait discret, mais reste influent dans les milieux politiques et militaires. Plusieurs voix critiques l’accusent d’entretenir des réseaux susceptibles de déstabiliser le régime en place.
La sortie de Mukungubila risque d’exacerber les tensions alors que Félix Tshisekedi entame un nouveau mandat après sa réélection en décembre 2023. Si certaines figures de l’opposition et de la société civile partagent son appel à la justice, d’autres y voient une manœuvre politique visant à détourner l’attention des défis actuels du pays, notamment la crise sécuritaire à l’est et les difficultés économiques.
Le gouvernement congolais n’a pas encore réagi à cette demande. Reste à savoir si Félix Tshisekedi donnera suite à cette requête explosive ou s’il choisira d’adopter une posture plus conciliante envers son prédécesseur.
Affaire à suivre.
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