Dans une arène habituellement réservée aux plus grands noms de la musique mondiale, Ferre Gola, avec humilité mais puissance, a rappelé que la RDC possède un patrimoine artistique d'une richesse inégalée. Ce concert SOLD OUT, fruit d’un long parcours semé de sacrifices et d’innovation musicale, devient un moment historique pour la diaspora, mais surtout pour le Congo tout entier.
Chaque note, chaque chanson, chaque cri du public portait le poids d’une mémoire collective, celle d’une culture qui refuse de se taire, qui transcende les frontières et qui, ce soir, a conquis le cœur de l’Europe. La rumba, dans sa version moderne, s’est transformée en ambassadeur culturel.
Et pourtant, malgré cette portée symbolique, aucun signal en direct sur la RTNC. Aucune retransmission nationale pour que les Congolais restés au pays puissent vivre, en temps réel, ce triomphe international. Une absence lourde de sens, dans un moment où l’unité culturelle aurait dû primer.
Car ce n’est pas seulement Ferre Gola qui a rempli l’ING Arena : c’est toute une génération d’artistes, de mélomanes, de Congolais et d’Africains qui réclame sa place dans les grandes arènes du monde. Ce concert aurait dû être un événement d'État, un symbole fort de la vitalité artistique congolaise.
Ferre Gola n’a pas simplement chanté. Il a élevé la musique congolaise au rang d’un langage universel.
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