Dans un ton grave mais déterminé, Jean-Marc Kabund est revenu sur ce qu’il qualifie de « trois années de combat acharné pour le changement véritable en République démocratique du Congo ». Fidèle à son style direct, il a dénoncé l’immobilisme, la corruption et le dévoiement des institutions, tout en appelant les Congolais à « se lever pour construire un avenir à la hauteur de leurs aspirations ».
« L’Alliance pour le Changement est née d’un idéal, celui de servir le peuple congolais et non de se servir de lui », a martelé Kabund. Pour lui, ces trois années n’ont pas été de tout repos, entre répressions politiques, intimidation et marginalisation. Mais malgré les embûches, il affirme que le parti a su garder le cap, en restant fidèle à sa vision de renouveau démocratique et de justice sociale.
Ce discours anniversaire a également été l’occasion pour le leader de l’A.Ch de projeter l’avenir. Il a insisté sur la nécessité d’un sursaut national, appelant les jeunes, les femmes et les forces vives de la nation à rejoindre le mouvement pour une alternance réelle. « Nous ne pouvons plus rester spectateurs pendant que notre pays sombre. L’heure du réveil a sonné », a-t-il lancé.
En filigrane, le message de Kabund sonne comme un appel à l’unité de l’opposition et à la préparation d’une alternative crédible pour les échéances électorales à venir. Il a d’ailleurs évoqué la mise en place prochaine d’une large plateforme citoyenne autour de l’A.Ch, destinée à mobiliser les énergies pour « une révolution pacifique mais déterminée ».
Alors que la scène politique congolaise reste marquée par de profondes divisions et des enjeux de gouvernance cruciaux, Jean-Marc Kabund continue de jouer la carte de la résilience. Son message du jour s’inscrit dans une stratégie de reconquête, mais aussi de refondation d’un discours politique tourné vers le peuple.
Saddam Nalwey