Fils Mukoko a vivement critiqué le retour sur la scène politique de l’ex-président Joseph Kabila. Selon lui, ce dernier ne serait pas revenu en simple observateur, mais avec l’intention de fomenter une insurrection contre le régime de Félix Tshisekedi. Il l’accuse également d’être à l’origine du phénomène Mobondo, un mouvement armé sévissant dans le Grand Bandundu. Cette thèse avait déjà été avancée par le vice-premier ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba.
Dans son intervention, Fils Mukoko a salué le ton ferme adopté récemment par le chef de l’État face au silence qui prévalait au sein de l’Union sacrée. Toutefois, il appelle Félix Tshisekedi à aller plus loin en formant rapidement un "gouvernement de guerre", estimant que la situation sécuritaire du pays l’exige.
Il propose ainsi que des militaires soient nommés aux postes stratégiques, notamment aux ministères de l’Intérieur et de la Défense, afin d’assurer une meilleure gestion des crises sécuritaires.
Par ailleurs, il a plaidé pour le maintien de la Première ministre Judith Tuluka, affirmant que son travail est visible et mérite d’être poursuivi.
Fils Mukoko a également réagi aux récentes déclarations de Mgr Donatien Nshole concernant la situation des Swahiliphones en RDC. Selon lui, ces propos relèvent d’une tentative de division et sont de nature séparatiste. Il exige ainsi l’arrestation de Nshole, estimant que ses paroles constituent un danger pour l’unité nationale.
Dans un ton plus radical, le leader des Bâtisseurs Tshisekedistes a conclu sa communication en suggérant purement et simplement la suppression de l’Union sacrée, la plateforme politique qui soutient Félix Tshisekedi. Selon lui, cette coalition ne répond plus aux attentes du peuple congolais et entrave la mise en place d’un véritable régime de combat face aux défis sécuritaires du pays.
Ces déclarations musclées de Fils Mukoko interviennent dans un contexte politique et sécuritaire tendu en RDC, où les appels à une réorganisation du pouvoir se multiplient. Reste à voir si ses recommandations seront suivies par le chef de l’État.
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