Selon Prince Epenge, Jean-Pierre Bemba "propage la haine, la peur et le sang" à travers ses prises de parole publiques, allant ainsi à l’encontre de l’esprit de réconciliation que prône une large frange de la population congolaise. "Pendant que le peuple appelle au dialogue, à la paix et à la cohésion nationale, Bemba joue avec le feu", dénonce-t-il.
La gravité des accusations ne s’arrête pas là. Prince Epenge va plus loin en insinuant que M. Bemba "travaille contre son propre employeur, le Président Félix Tshisekedi", remettant ainsi en cause la loyauté d’un membre éminent du gouvernement vis-à-vis du chef de l’État.
Face à ces constats, l’ADD Congo estime que le CSAC a la responsabilité morale et institutionnelle d’agir rapidement pour prévenir tout débordement. "Nous demandons expressément l’interdiction de ses apparitions dans les médias. Il y a urgence à couper court aux discours toxiques qui peuvent alimenter des tensions graves, voire déclencher une guerre civile", alerte Prince Epenge.
Ce message s’inscrit dans un climat politique tendu, où l’opinion publique attend des dirigeants un comportement responsable, à la hauteur des défis que traverse le pays. Le dialogue national inclusif est vu par beaucoup comme une issue pacifique à la crise actuelle. Pourtant, Jean-Pierre Bemba semble, selon ses détracteurs, s’opposer à cette dynamique pourtant souhaitée par la majorité.
La balle est désormais dans le camp du CSAC, garant de l’éthique et de la régulation médiatique, pour déterminer s’il y a matière à restreindre la parole publique d’un acteur politique aussi influent.
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