Lors d’une conférence de presse organisée au siège du parti à Kinshasa, les cadres de la FG/DPS ont condamné ce qu’ils qualifient de "propos trompeurs" visant à "réécrire l’histoire et préparer un retour politique déguisé". Le groupe politique insiste : seul le Président en fonction est habilité, conformément à la Constitution, à s’adresser solennellement à la Nation. Dès lors, selon la FG/DPS, la déclaration de l’ancien président s’apparente davantage à un discours partisan qu’à une adresse républicaine.
Le point le plus vivement contesté par la FG/DPS concerne l’affirmation du Sénateur à vie selon laquelle il aurait laissé un pays en paix en 2018. Le parti conteste vigoureusement cette version, rappelant que le conflit dans l’Est du pays avait déjà éclaté sous son régime. La FG/DPS va plus loin en accusant l’ancien président d’avoir permis l’enracinement de plusieurs groupes armés, dont le M23, qualifié de « milice criminelle soutenue par le Rwanda ».
La FG/DPS a également évoqué la période de cohabitation entre le FCC, plateforme politique de l’ancien président, et le CACH du président Félix Tshisekedi. Pour le parti, cette alliance imposée après les élections de 2018 n’a été qu’un frein à la mise en œuvre des réformes. Le FCC est accusé d’avoir paralysé les institutions, bloqué plusieurs initiatives et tenté de garder la main sur le pouvoir malgré sa défaite électorale. Le départ du FCC des institutions aurait permis, selon la FG/DPS, une meilleure gouvernance.
Face aux critiques, la FG/DPS a défendu le bilan du président Tshisekedi depuis son accession au pouvoir en 2019. Plusieurs avancées sont mises en avant :
Une justice plus indépendante, illustrée par des poursuites et condamnations d’anciens hauts responsables ;
Une diplomatie active, avec un chef d’État impliqué dans la lutte contre l’agression à l’Est ;
En conclusion, la FG/DPS affirme que le discours du Sénateur à vie est une tentative à peine voilée de reprendre le pouvoir en contournant les mécanismes démocratiques.
Le parti appelle les Congolais à la vigilance face à ce qu’il considère comme une entreprise de désinformation et de nostalgie autoritaire. Il invite également l’ancien président à faire preuve d’humilité et à respecter le verdict des urnes de 2018.
Cet échange virulent entre l’ancien président et ses détracteurs actuels montre, une fois de plus, que la bataille pour le récit national et le pouvoir reste vive au sein de la classe politique congolaise.
Saddam Nalwey