Face à ce tableau, le Mouvement Renaissance, dirigé par Mē Kasia Mur'anzem, va lancer une vaste campagne de lutte contre la médiocrité, qu’il qualifie de « cancer paralysant les fondements mêmes de la République ». Le mouvement entend mobiliser la population congolaise autour d’un sursaut collectif pour rompre avec les pratiques qui freinent le développement du pays.
> « Il est temps d’éradiquer la politisation de l’administration publique, de mettre fin au fanatisme politique sans fondement idéologique, et de combattre l’accaparement égoïste des richesses nationales », a déclaré Mē Kasia Mur'anzem lors de son discours inaugural.
La campagne vise à remettre l’intérêt général au cœur de la gouvernance et à relancer des secteurs vitaux tels que la santé, l’éducation, l’agriculture, l’alimentation et les infrastructures routières. Pour le Mouvement Renaissance, ces domaines doivent être les piliers d’un redressement national durable.
Le choix du moment n’est pas anodin. Alors que la nation s’apprête à commémorer plus de six décennies de souveraineté, l’heure est à l’introspection. Le Mouvement Renaissance appelle à une nouvelle conscience patriotique et à une refondation morale et institutionnelle du pays.
> « L’indépendance n’a de valeur que si elle se traduit par le progrès du peuple. Nous ne pouvons plus tolérer que la médiocrité dirige nos vies », a martelé le président du mouvement.
Le lancement de cette campagne s’inscrit dans une série d’initiatives citoyennes émergentes qui témoignent d’une volonté de rupture avec les anciennes pratiques. Il reste à voir si cet élan trouvera un écho auprès des institutions et de la population.
Saddam Nalwey