Parmi les premières voix à s’élever contre cette décision, celle de Prince Epenge, président de l’Alliance des Démocrates pour le Changement (Addcongo) et communicateur de la coalition LAMUKA, retentit avec fermeté. Dans une déclaration relayée par plusieurs médias, il alerte sur les conséquences d’une telle démarche dans un climat aussi instable :
> « La levée des immunités de Joseph Kabila est une erreur. On pourrait penser qu’il récolte ce qu’il a semé, mais dans ce contexte de trouble, nous préférons le dialogue à la confrontation. »
Selon Prince Epenge, cette initiative judiciaire, cautionnée par le Sénat, risque de plonger davantage le pays dans l’incertitude politique, au lieu de favoriser un climat de réconciliation. Il n’hésite pas à pointer du doigt Modeste Bahati Lukwebo, président sortant du Sénat, et surtout Sama Lukonde, désormais à la tête de cette institution :
> « Kengo avait sauvé l’ancien régime avec un mot. Sama vient, par manque de courage, enfoncer le pays dans l’incertitude. Pensons au peuple. »
Cette critique incisive vise à rappeler que l’histoire politique congolaise a connu des moments où la retenue et la sagesse des institutions ont évité au pays de basculer. Pour Prince Epenge, la priorité devrait être de créer un espace de dialogue national, plutôt que d’alimenter une logique de règlements de comptes.
La position de LAMUKA et d’Addcongo est claire : la levée de l’immunité d’un ancien chef de l’État ne devrait pas devenir un outil politique ou une manœuvre de déstabilisation, mais plutôt être traitée dans un cadre juridique respectueux de l’intérêt général et de la stabilité nationale.
Alors que les regards sont tournés vers la justice congolaise et les suites que pourrait prendre cette affaire, une interrogation domine : cette décision est-elle le début d’un processus de vérité, ou une ouverture vers une nouvelle crise politico-institutionnelle ?
L’avenir nous le dira.
24hNews.net