“Si j’étais le président Tshisekedi, je ne ferais pas semblant de n’avoir rien entendu.”
Dès les premières lignes de sa réaction, Mutombo Mutala donne le ton. Ce discours de Kabila est, selon lui, bien plus qu’une prise de parole : “C’est une déclaration froide, un message codé, un avertissement : le pouvoir se conteste désormais à voix haute… peut-être bientôt autrement.”
Appel à une riposte institutionnelle forte
Mutombo Mutala rejette l’idée d’une réponse déléguée à des porte-paroles ou à des ministres. Pour lui, le Chef de l’État doit agir en personne, en convoquant une réunion inter-institutionnelle d’urgence. “Il faut lire entre les lignes, décrypter le non-dit, mesurer l’onde de choc.”
Il recommande également une communication de vérité, qui aurait pour but de “révéler les intentions cachées, alerter le peuple, et préparer les esprits à ce qui pourrait venir.”
L’armée, le Parlement, le Gouvernement : chaque pilier mobilisé
L’analyste appelle aussi à une sortie officielle du Chef d’État-Major, “non pas pour faire peur, mais pour rappeler que la République ne reculera pas.”
Il suggère un discours du Parlement – porté par Vital Kamerhe ou une autre voix forte – pour rappeler que “le Congo ne se gouverne pas par nostalgie.”
Quant au Gouvernement, il doit selon lui “rassurer, expliquer, projeter : on n’attend plus des justifications, on veut des perspectives.”
Un discours présidentiel attendu
Mais le cœur de la réponse réside dans une adresse directe du Président à la Nation. Un moment de vérité. “Je dirais mes fautes, j’assumerais mes combats, je montrerais le danger, j’appellerais à l’union nationale.”
Enfin, Mutombo Mutala conclut par un appel à un geste fort, inattendu, symbolique, qui marquerait l’engagement du Président pour la République au-dessus de sa personne.
“Quand un ancien président parle comme un rival, il faut que le président en fonction parle comme un Chef.”
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