Cette déclaration intervient en réponse à une proposition du CNSA appelant à un geste d’apaisement dans le cadre d’un dialogue national. L’organe consultatif a plaidé pour la libération des prisonniers politiques et d’opinion, la levée des restrictions judiciaires et de déplacement, ainsi que le respect strict des libertés fondamentales garanties par la Constitution.
Samuel Mbemba Kabuya, membre du gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa, a été catégorique : « On ne peut pas sacrifier les droits des victimes sur l’autel des intérêts politiques », a-t-il déclaré. Il a rappelé que la justice transitionnelle repose sur des standards clairs qui exigent la reconnaissance des préjudices subis par les victimes et la poursuite des auteurs présumés dans le respect des lois nationales et des normes internationales.
Le ministre a par ailleurs annoncé qu’un courrier sera adressé aux parquets de l’ordre militaire et de l’ordre civil, en vue d’assurer que toutes les actions pénales en cours soient menées à leur terme. Il a insisté sur l’indépendance de la justice et la nécessité de préserver la crédibilité de l’État de droit, quel que soit le contexte politique.
La position du gouvernement marque un point de divergence avec plusieurs acteurs du paysage politique et de la société civile, qui espèrent un climat plus apaisé à l’approche de nouvelles échéances nationales. Le CNSA, dans sa déclaration, avait présenté ses recommandations comme un levier pour renforcer la cohésion nationale et favoriser un dialogue inclusif.
Alors que les discussions sur un éventuel dialogue national s’intensifient, la déclaration de Samuel Mbemba Kabuya pourrait redessiner les contours des négociations à venir, en plaçant les impératifs judiciaires et les droits des victimes au centre des préoccupations gouvernementales.
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