Face à des rumeurs de fuite à l’étranger, notamment en Tanzanie, le ministre a tenu à faire une apparition publique remarquée. Sur un ton défiant, il a lancé :
« Dites-leur que je suis venu les affronter. Me voici à Kinshasa, au Palais de justice. Qu’ils viennent m’arrêter chez moi », a-t-il déclaré.
Accusant le procureur Firmin Mvonde d’agir par règlement de comptes, Constant Mutamba l’a ouvertement lié à des réseaux proches de l’ancien régime, affirmant :
« Il était dans le même groupe que les Kabilistes, le groupe des mafieux. Il voulait m’humilier, salir ma réputation. »
Le ministre a également remis en cause la légitimité du procureur général à engager des poursuites contre lui, évoquant des enquêtes supposées en cours visant ce dernier :
« Celui qui fait l’objet d’une enquête ne peut pas enclencher une action contre le ministre de la Justice. C’est une faute disciplinaire grave », a-t-il martelé.
Dans le même élan, Constant Mutamba a déclaré avoir interdit à ses collaborateurs de se présenter aux convocations émanant du parquet général :
« J’ai dit qu’ils n’iront pas là-bas », a-t-il insisté.
Cette sortie musclée intervient alors que le procureur Firmin Mvonde a officiellement demandé à l’Assemblée nationale de lever l’immunité parlementaire du ministre, en vue d’engager des poursuites à son encontre.
Ce face-à-face tendu entre deux figures majeures de la justice congolaise met en lumière les profondes fractures institutionnelles et soulève des inquiétudes sur l’état de l’indépendance judiciaire en République démocratique du Congo.
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