Dans une déclaration officielle l’avocat de Kabund a tenu à dissiper toute confusion : « Jean-Marc Kabund n’a pas bénéficié de la grâce présidentielle. Sa libération découle d’une procédure judiciaire régulière et non d’une mesure discrétionnaire du président de la République. »
Cette déclaration intervient alors que plusieurs médias et observateurs avaient suggéré que l’ex-cadre de l’UDPS figurait parmi les bénéficiaires de la grâce présidentielle annoncée récemment, une mesure qui a concerné plusieurs détenus en République démocratique du Congo.
Jean-Marc Kabund avait été arrêté en août 2022 après des déclarations critiques envers le pouvoir en place. Il avait été poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, notamment outrage au chef de l’État, propagation de faux bruits et atteinte à la sûreté de l’État. En septembre 2023, il avait été condamné à plusieurs années de prison.
Son incarcération avait suscité de vives réactions, notamment au sein de l’opposition politique et des organisations de défense des droits de l’homme, qui dénonçaient une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.
Si son avocat insiste sur le fait que la libération de Kabund n’a aucun lien avec la grâce présidentielle, cette clarification ne met pas fin aux interrogations sur d’éventuelles pressions politiques ayant conduit à cette issue. Certains analystes estiment que sa sortie de prison pourrait être liée à des négociations en coulisses, alors que la RDC se trouve dans un contexte politique tendu après les élections de décembre 2023.
D’autres y voient un possible signal d’apaisement du pouvoir à l’égard de ses opposants, dans un pays où la question des prisonniers politiques demeure un sujet sensible.
Pour l’heure, Jean-Marc Kabund n’a pas encore pris la parole publiquement depuis sa libération. Son avenir politique reste incertain, mais son retour sur la scène politique congolaise est scruté de près.
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