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RDC : Lamuka appelle les médias à ignorer la décision du CSAC, dénonçant une dérive autoritaire

Le 04/06/2025 à 17:55 0

Dans Nation

La coalition politique Lamuka hausse le ton contre le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), qu’elle accuse de bafouer les libertés démocratiques fondamentales. Dans une déclaration publique, Lamuka exhorte les médias congolais à ne pas se soumettre à la récente décision du CSAC, jugée « contraire à l’esprit démocratique et à la liberté d’expression ».

Le porte-parole de Lamuka, Prince Epenge, également président du parti ADDCONGO, s’est montré particulièrement virulent à l’égard des autorités en charge de la régulation des médias. Il dénonce ce qu’il qualifie d’instrumentalisation politique du CSAC, qui chercherait à museler les voix critiques à l’approche des échéances électorales.

> « Le CSAC ne peut pas devenir un bras répressif au service du pouvoir. La liberté d’expression est un droit constitutionnel. Aucune autorité, aussi haute soit-elle, ne peut l’abolir », a-t-il martelé.

Dans sa déclaration, Prince Epenge n’a pas épargné Christian Bosembe, président du CSAC, ni Patrick Muyaya, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement. Selon lui, ces deux figures du régime traitent la presse congolaise avec mépris, la réduisant à un rôle de porte-voix de l’Union sacrée, la majorité présidentielle.

Lamuka reproche notamment aux deux responsables de vouloir imposer une pensée unique dans l’espace médiatique, en restreignant les interventions des opposants, notamment celles de l’ancien président Joseph Kabila. Sur ce point, Prince Epenge a rappelé que toute personne, y compris Joseph Kabila, a le droit de s’exprimer librement tant que ses propos ne portent pas atteinte à la paix publique.

Face à ce qu’elle qualifie de « dérive autoritaire », Lamuka appelle les professionnels des médias à résister pacifiquement à toute tentative de censure. Pour la coalition, il est essentiel que la presse continue de jouer son rôle de contre-pouvoir, en garantissant la pluralité des opinions et la libre circulation de l'information.

« Ce combat ne concerne pas seulement Lamuka. Il concerne tous les journalistes, toutes les rédactions, et tous les citoyens épris de liberté », conclut Prince Epenge.

Cette sortie de Lamuka intervient dans un contexte politique de plus en plus tendu en République démocratique du Congo. Alors que les discussions s’intensifient autour des prochaines élections générales, les accusations de musellement de l’opposition se multiplient. La réaction des médias et des organisations de défense des droits de l’homme à l’appel de Lamuka sera déterminante dans les jours à venir.

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